Persephonis

19 mai 2013

Le Soleil Noir de la Mélancolie...Partie 1

Chose promise... Ma conférence portant sur les couleurs et les tissus, marqueurs important de richesse et de pauvreté à travers la peinture, ayant eu un certain succés (tout relatif vu la taille de la ville, n'est-ce pas...Mais enfin, on m'en redemande, alors...), j'avais promis d'en faire un condensé sur le blog. Seulement je me heurte à un léger problème (en réalité, très gros): il est quasiment impossible de la résumer. Et tel que je me connais, je vais en rajouter, ce qui au final, fera un texte plus long que l'original et plus du tout un résumé. Alors je me suis dit que j'allais juste parler de la couleur que j'aime le plus au monde : le noir. En plus, c'est l'une des couleurs, avec le rouge et le bleu, ayant l'histoire la plus fascinante et intéréssante. D'ailleurs, quand je me suis mise à en parler dans ma conférence, je ne pouvais plus m'arrêter (la conférence  a duré 4 heures au lieu des deux heures prévues, c'est dire!). Donc, je vais uniquement parler de l'histoire du noir, en ce qui concerne les teintures et les tissus. Je vais scinder en deux, la chose étant assez longue : d'abord, la plus grosse partie, c'est-à-dire le Moyen-Age et la Reanisance, et ensuite le reste.

Moyen-âge (13 et 14ème siècles)

C'est la période la plus importante en ce qui concerne les teintures et les vêtements, car c'est à cette époque que les codes couleurs et tissus se mettent en place.  Ces codes resteront en vigueur, de manière totalement inconsciente jusqu'à aujourd'hui.

Etant donné que je parle uniquement de la couleur noir, je ne m'attarderais pas sur les autres, ni sur la symbolique des tissus, même si ces sujets rejoignent la destinée du noir...

Il faut savoir, qu'au Moyen-Age, tout le monde a le droit de porter de la couleur, il n'existe pas de loi disant que telle couleur est réservée à telle catégorie de population (les catégories "socio-professionnelles" de l'époque, si vous préférez).

Ce n'est donc pas la couleur qui importe, mais son éclat. Plus elle est vive et résistante, plus il y a eu d'étapes de teinture, donc, elle est plus chère, vous êtes donc plus riche puisque vous pouvez acheter ce tissu coloré.

Donc, la sélection quand à "qui porte quelle couleur" se fait de manière naturelle, les plus riches portant les plus beaux vêtements. C'est encore quelque chose d'acquis, enfin, c'était encore quelque chose d'acquis jusque dans les années 2000. Aujourd'hui, ce n'est pas parce que vous êtes plus riche que vos vêtements seront de meilleure qualité.

Revenons au Moyen-Age. Les couleurs et leur évolution sont liées à la religion, le plus souvent. Voire même quasiment tout le temps. au Moyen-Age, la religion est prépondérante en Europe, et même dans les pays où d'autres religions et croyances ont cours, on constate une importance accordée aux couleurs et à ce qu'elles signifient implicitement. Ces codes couleurs changent bien sûr de pays en pays.

Le noir, dans le Moyen-Age européen, n'a pas du tout bonne réputation.

Cela commence tout bêtement par les premières lignes de la Genése : avant la lumière crée par Dieu, il y avait les ténèbres, improductives, noires et froides. Vide, sans vie. Le noir est donc mortifère pour la religion chrétienne.

Le christianisme associe le noir au péché et au secret, parce que c'est l'une des couleurs de la nuit.

Comme la religion se fait omniprésente, elle tente de faire peur au peuple grâce aux symboles qui l'angoissent naturellement, comme les choses de couleur noir, synonymes de nuit, d'obscurité et donc de péché, notamment les animaux, chat noir, corbeau, etc, qui deviendront d'ailleurs les attributs des sorcières. Commerçant avec le diable, leurs animaux ne peuvent être que noirs, car d'après la Bible, le Diable et les Enfers sont rouges et noirs, couleurs dangereuses par excellence.

D'ailleurs, lorsque les chrétiens ont commencé à vouloir convertir d'autres peuples, en particulier les germains et les scandinaves, ils se sont heurtés à des peuples vénérant souvent le corbeau noir comme un symbole divin, et parfois, mangeant même sa chair lors de sacrifices rituels. Etant donné que le corbeau est diabolisé dans la Bible (Noé, avant d'envoyer la colombe, envoie le corbeau pour repérer une terre, mais le corbeau préfère grignoter des cadavres plutôt que de s'acquitter de sa mission. Corbeau vilain tout noir, colombe gentille et toute blanche, tout est dit!), les chrétiens ont l'impression de se trouver en face de monstres barbares possédés, devant être impérativement sauvés de l'Enfer...

L'expression "avoir peur du noir" est restée aujourd'hui, et prend sa source donc au Moyen-Age. C'est à dire peur de la nuit, de l'inconnu, ce qu'on ne voit pas, ce qu'on ne sait pas, par extension, ce qu'on ne comprends pas. Cette peur du noir est présente et ancrée dans l'inconscient collectif, et remonte sans doute au temps où l'homme ne connaissait pas encore le feu. La nuit était déjà pour lui synonyme de froid et de peur, car dans le noir on ne peut voir ses éventuels assaillants. Cette peur est donc bien présente dans l'esprit humain, et la religion va se servir de cette peur fondatrice de l'humanité pour diaboliser la couleur noire.

Cependant, dés le Moyen-Age, le noir est quand même double : d'un côté il exprime le mal, le péché, la mort, et d'un autre côté un autre noir est présent, le noir productif, associé à la terre. On peut y voir une survivance de rites funéraires du néolithique : à l'époque, des pierres noires et des objets de couleurs sombres étaient associés à la cérémonie du défunt. Ce n'était pas un noir mauvais, il étant en réalité associé à la terre, productive et bonne, qui va faciliter le passage du mort vers l'au-delà. On trouve aussi des traces d'un bon noir associé à la terre et en même temps aux rites funéraires, au Proche-Orient ancien et dans l'Egypte des pharaons.

Donc, curieusement, le noir comme couleur de deuil va commencer à se répandre dés la Rome antique, environ au IIème siècle avant J.C. : les magistrats participant à des funérailles doivent être vêtus de noir, ou plutôt, selon les traductions de textes anciens, de couleurs sombres, vraisemblablement du gris cendré, car la couleur noire est à l'époque difficile à appliquer sur un tissu.

Le noirest en effet, avec les couleurs terres, l'un des premiers pigments inventés par l'homme, grâce à la poussière de charbon laissée par le feu. On en trouve de très belles traces sur les murs de certains sites préhistoriques. Donc, le noir est l'un des plus anciens pigments au monde. Paradoxalement, c'est également celui qui aura le plus de mal à percer en tant que véritable teinture pour tissu. On ne savait pas très bien comment le fixer, l'opération était beaucoup plus délicate qu'avec d'autres couleurs, car c'est un pigment dense mais volatile (on utilisait le plus souvent du noir de fumée, comme son nom l'indique, très volatile). Les noirs produits étaient donc inégaux, ternes, sales, mal fixés, et les étoffes n'avaient pas un bel aspect uni et pas d'éclat. C'était donc des tissus réservés aux plus pauvres, car très très peu chers. Seule la fourrure noire étaient très prisée, notamment la martre zibeline, très chère. Mais il s'agissait là d'un noir naturel et non produit par l'homme.

Le noir a donc un côté sombre mais aussi un bon côté, un côté productif, associé à la terre. D'ailleurs, on remarque que ce noir sera souvent la couleur des artisans, dans des peintures ou textes, ceux qui produisent quelque chose. Le noir sera leur couleur, déjà dans la Rome antique, puis plus tard au Moyen-Age féodal.

On remarque aussi que des ecclésiastiques portent le noir... Cette couleur est donc très ambivalente, il y a un bon et un mauvais noir. La disctinction se fait même dans les langues anciennes : en latin = ater pour noir mat = mauvais, et niger pour noir brillant = bon, et en ancien haut-allemand, on fait la distinction entre swarz et blach...
En terme d'habits religieux, donc il s'agit là d'un bon noir, signifiant la tempérance, l'humilité. Cependant, les tissus issus du noir, même pour les ecclésiastiques, étaient coûteux : la couleur ne tenait que grâce à un grand nombre de passages de plusieures couleurs, ce qui implique un certain coût (de là à dire que l'église avait sacrément les moyens, il n'y a qu'un pas n'est-ce pas...).

Vous trouverez peu de noir dans la peinture du Moyen-Age, car pour ce faire, on utilisait de l'ivoire calciné, qui était excessivement coûteux.

Il faut savoir aussi que lorsqu'une couleur est mélangée à du noir, cela fait toujours ressortir le côté mauvais de la couleur en question. Par exemple, le rouge, couleur également ambivalente, peut être à la fois, la vie, le courage, la force, mais aussi les passions mauvaises, la colère, et la destruction. Si vous mélangez ce rouge à du noir, le rouge signifiera alors juste la colère, le vice, et la destruction...

Donc, au Moyen-Age, le noir (que l'on nomme "sable" en héraldique)est à la fois l'humilité, la patience, la tempérance, la pénitence, mais aussi le deuil, la mort, le désespoir, le péché.

Lorsque dans les écrits moyenâgeux, il est question d'un chevalier noir, celui-ci n'est pas forcément mauvais en réalité. C'est juste que le noir est la couleur du vide et de la nuit, c'est donc par excellence la couleur passe-partout, la couleur de l'incognito. Lors de tournois, lorsqu'un chevalier noir entre en lice, c'est qu'il ne souhaite pas être reconnu et conserve son anonymant : son armure, son casque, et surtout son écu (bouclier, si vous préférez), sont entièrement noirs, et sans armoiries.

Au Moyen-Age, les couleurs sont bien distinctes les unes des autres, et joue un rôle jusque dans la composition des villes.

Les teinturiers sont regroupés à un endroit, dans des faubourgs, à cause de l'odeur et de la pollution des eaux.
A l'intérieur de ces faubourgs, les couleurs ont chacune une rue bien définie.
On sépare particulièrement le rouge et le bleu.

Les teinturiers ont des licences différentes et bien définies, il y a ceux qui teignent en rouge (et qui font aussi le jaune et le blanc), et ceux qui teignent en bleu (et donc aussi en vert et en noir). Il y a de grandes rivalités entre quartiers, un "rouge" ne fréquente pas un "bleu", et cela peut aboutir même à des conflits violents.

Les couleurs font donc partie intégrante de la vie au Moyen-Age.
Elles permettent également bien sûr de savoir à qui l'on a affaire, grâce aux formes des vêtements et aux couleurs (surtout leur éclat).

Par exemple, les femmes mariées et les veuves de la classe moyenne portent un voile blanc, enveloppant la tête et le front.
En Bourgogne, au 14ème siècle, les nobles portent des couleurs sombres, considérées comme plus "classes" et distinguées que les couleurs vives et les exentricités, qui sont réservées aux bourgeois.

Petit à petit, en raison de causes politiques ou naturelles, conduisant à des changements de mentalité, le noir va reprendre une place de choix dans les gardes-robes...

Mais je me rends compte que c'était déjà long comme post, donc je ferais la Renaissance dans le prochain.

Quelques images édifiantes, où l'on voit peu de noir, aussi bien chez les riches que chez les moins riches...

- Miniatures extraites des Très Riches Heures du Duc de Berry, par Pol et Jean de Limbourg, 1410(commande), laissé inachevé à leurs morts en 1416

- Scène de banquet, anonyme

-Scène de marché aux tissus, anonyme

-Scène de banquet, anonyme

-Un mariage, anonyme

-Simon Marmion, extrait des Grandes Chroniques de France

-Privilèges et Statuts de Gand et de Flandre, anonyme, après1453

-Les dernières toiles, très académiques, sont de Edmund Blair Leighton, Angleterre fin 19ème / début 20ème, un préraphaélite ayant surtout représenté des scènes se déroulant au Moyen-Age ou lors de la Régence. Evidemment, nous sommes ici dans une représentation totalement fantasmée, plus proche des mythes arthuriens que du moyen-âge réel. Cependant, c'est souvent assez juste d'un point de vue vestimentaires, ce qui explique pourquoi ces images ont leur place dans ce post.

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06 mai 2013

Les acteurs en slips...

Bon, chose promise chose dûe: voici des acteurs en slips (enfin, plutôt en maillot de bain). Parce qu'un petit comique avait jugé bon d'atterir sur mon blog par le biais d'un recherche google mentionnant "acteurs en slip". Cela m'avait fait bien rire, pendant au moins 10 bonnes minutes, et dieu sait que j'en avait bien besoin ce jour-là. Donc, cher inconnu amateur d'acteurs en slips, tu peux désormais te régaler avec ces photos, qui je l'espère, vous feront retomber dans des sentiments bassement animaux, du style "ouah...soupir...j'ai chaud...Ohlalalala...Trop mignon", et autres "je le croquerais bien pour mon ptit déj". On nous serine toujours avec des phrases du style "c'est pas le physique qui compte" ou bien "arrêtez de vous comporter en adolescente totalement hystérique devant une paire de fesses". Oui mais. Je suis une femme. Les acteurs qui suivent, certains, malgré leurs musculatures plus que convenable, ne me font ni chaud ni froid. Je ne les trouve pas renversant en tant qu'acteurs, donc, leurs muscles m'importent peu. En revanche, pour certains autres, qui figurent en tête de ma super liste des 10 meilleurs acteurs, j'avoue avoir quelques sueurs chaudes devant certains passages de films ou de séries particlièrement osées (voire sacrément osées pour certains!). Mais je pense que c'est parce que j'aime l'acteur que son physique me touche plus. Curieusement, ce sont plutôt les acteurs ayant un physique pas vraiment "facile" ou "évident" qui me touchent plus. Un exemple : Johnny Depp a un physique facile, évident, il est beau, il n'y a pas à discuter de cela. Mais Michael Fassbender n'a pas un physique facile, évident. Je le trouve vraiment beau, et il l'est d'un certain point de vue, mais ce n'est pas aussi évident que pour Johnny Depp. Et si je reconnaîs très bien que ce dernier est très beau, il n'est que le 8ème dans mon top 10 des meilleurs acteurs. Et Michael Fassbender est le 3ème...En fait, je vais largement préférer voir une scène d'amour avec un acteur à la beauté imparfaite plutôt qu'une scène d'amour avec Brad Pitt. Parce que l'acteur imparfait est un homme, c'est tout, avec sa beauté et sa laideur, et pas une sorte de dieu grec tout droit descendu du ciel. Bon, j'avoue, et là, attention, c'est la minute midinette du post : il n'y en a qu'un qui est beau comme un dieu grec et qui me fait de l'effet quand je vois ses jolis pectoraux à l'écran ou ses non moins jolies fesses, et c'est Henry Cavill. Mais il n'est pas dans mon top 10 des meilleurs acteurs.

Donc, voilà, des photos d'acteurs en maillot de bain, ou du moins, torse nu. Il y a un intrus parmi eux, juste pour le fun et parce que visiblement le ridicule ne tue pas. Ah et il ya aussi un autre intrus. Visiblement, c'était Michael Fassbender soit tout nu soit habillé. J'ai dû faire un choix épineux. La dernière photo est suivie d'une vidéo de cette même photo, histoire quand même de bien se rincer l'oeil. Surtout que j'ai regardé quelques épisodes de Cold Feet, que je n'aime pas, juste pour lui, THE number one de mon top 10 des meilleurs acteurs. Et, ô surprise, un maillot de bain. Comme c'est gentil, il fallait pas ! Comme ça, en plus d'adorer l'acteur, je peux AUSSI adorer l'homme. Merci Cold Feet et la piscine.

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02 mai 2013

Loyauté me lie...

Après moultes tergiversations (j'ai des doutes soudains sur l'orthographe...), j'ai finalement décidé de garder le blog. le problème, c'est que les posts vont peut-être se faire plus rares... Mais je l'espère, plus qualitatifs. J'ai envie de revenir à l'une de mes passions premières : l'histoire du costume. Je pense pouvoir combiner ça avec des sessions photos modes.

Exemple concret : prenons Aliénor d'Aquitaine, femme de tête s'il en fut. Eh bien, je pourrais très bien trouver dans ma garde-robe des vêtements pouvant rappeler ceux de l'époque.

Evidemment, comme je suis une femme (vous ne l'auriez pas deviné hein? ), ça va plutôt être des personnages féminins...

J'ai été fort occupé ces derniers jours. Principlament le nez plongé dans des biographies. Celle de Richard III m'a duré quatres jours. D'ailleurs, je la relis, c'est dire.

Je pense que je tiens déjà ma première session photo : Anne Neville. Je vous entends déjà..."Anne qui ? " Anne Neville, femme adorée de Richard III et reine d'Angleterre (brièvement certes, morte trop tôt, et suivi de peu par Richard...Je vais finir par haïr les Tudors...). J'ai toujours eu un gros faible pour l'histoire de la monarchie anglaise. Pour la française aussi certes. Mais j'adore l'Angleterre donc...Je m'intérèsse en particulier à l'Empire des Plantagenêts (au cas où vous ne le sauriez pas, Richard III est le dernier des Plantagenêts). Et en tant que femme, les femmes de la monarchie sont intéréssantes, principalement quand leur caractère bien trempé les incline à oeuvrer avec (ou contre) leur royaux époux. Voire à les manipuler, allant parfois, comme cette chère Isabelle, a entrer en guerre contre eux.

Le couple Anne Neville / Richard III présente une forte caractéristique : ils s'aimaient. Et ça, dans les mariages royaux, c'est plutôt rare. Bien que Richard ai été juste Duc lorsqu'il épousa Anne. D'ailleurs, il fallait une dispense pour ce mariage, vu qu'ils étaient cousins. Mais bon, visiblement, c'était pressé, alors ils n'ont même pas attendu la dispense...C'est dire. Anne est morte peu de temps après le début du règne de Richard, visiblement de tuberculose (les médecins avait rigouseurement interdit à Richard de partager son lit, donc, c'était contagieux...Eh oui, ils ne faisaient pas chambre à part!), le laissant inconsolable. C'est beau hein ? C'est romantique hein ? Je suis une grande romantique alors, je suis prête à fondre en larme devant une histoire aussi belle et tragique...Anne ne bénéficie malheureusement pas d'une grande iconographie, elle est un peu oubliée parmi les reines anglaises. Les quelques gravures de l'époque victorienne sont un peu trop gniangnian à mon goût. Je trouve cela dommage. Elle était vraisemblablement assez belle, un peu froide peut-être mais belle. Et elle était amoureuse, c'est ça que j'ai envie de montrer, c'était une femme heureuse. Donc, j'ai envie de lui rendre hommage, à ma manière...Me reste plus qu'à trouver un manteau d'hermine et une couronne (joke)...Bon, à quand un prochain Richard III ? Ce serait bien que la BBC s'y colle, surtout avec le squelette retrouvé, ça va remettre son histoire au goût du jour.


Ah oui, j'oubliais : parmi les stats du blogs, il y avait notamment un "acteurs en slip". Ce qui m'a bien fait rire pendant 10 minutes, et je ne suis visiblement pas la seule, vu que je partage mes stats sur facebook. Donc, pour donner raison au chercheur assidu d'acteurs en slips, je ferais un post avec QUE des acteurs en slips (en l'occurence, ça sera surtout des maillots de bain). Histoire de faire rire un peu et puis aussi de pousser quelques soupirs, parce que pour certains, c'est chaud quand même (bon, ça dépent des goûts certes)...

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11 avril 2013

Black and Lestrange...(oui, une référence à HP, parce que j'adore les films, et parce que cela sied bien à cet article): Objets.

Et si on parlait décoration ? Il y a peu, j'ai trouvé ma déco trop chargée, ça commençait à faire vraiment trop "cocotte", donc, j'ai épuré. J'ai beau m'éloigner de temps en temps de mon premier amour, j'y reviens toujours : les objets dits de curiosité, au sens très large du terme, et le bizarre-classe. J'aime une décoration qui mixe l'ancien et le moderne, avec peu de choses (parce que j'ai horreur du ménage), mais des objets judicieusement choisis, et que je garderais toute ma vie. Mais refaire un cabinet de curiosité ne m'intérèsse pas, j'admire les personnes qui le font et suis souvent ébahie devant le résultat, mais j'aime trop le moderne. En plus, je suis fortement influencée par mes films favoris, qui sont souvent de la fantasy, ou (plus rarement) de la science-fiction...On pourrait dire que je fais du "design-graphique-épuré-moderne" mixé avec du "moyen-âgeux-bizarre"...Oui, c'est ça en fait !

Je n'ai pas énormément de moyens, donc, quand je veux une pièce un peu onéreuse, soit j'économise pendant des mois, soit je me la fais offrir, soit je chine pour trouver son équivalent... Certaines pièces ne peuvent se trouver qu'en écumant les brocantes. Une vieille machine à écrire ne se trouve qu'en brocante (j'y ai trouvé la mienne, une japy, d'une lourdeur effarante, mais tellement belle! Et elle ne m'a coûté que 30 euros, c'est dire!), tout comme de vieux appareils photos... Il faut dire que j'ai une passion inexplicable (ou plutôt si, totalement explicable d'un point de vue psycho) pour les instruments de vision : appareils photos, loupes, jumelles, lunettes, je collectionne. Je suis fière d'avoir réuni jusque là une totalité de 25 appareils de vision de toutes époques, et tout ça rien qu'en chinant. L'ensemble ne m'a pas coûté plus de 100 euros, ce qui est plutôt bon marché. J'aime mon alignement d'appareils photo, par époque, de la lanterne magique à la bougie jusqu'au brownie des années 60...Je trouve ça beau! J'ai même failli piquer une crise de nerfs parce que je n'avais plus assez d'argent pour acheter, à un monsieur qui vendait son stock, un exemplaire de la plus grande chambre noire existante, en état impeccable...Bah, j'en retrouverais bien une un jour...Ou pas. Bref.

Il y a des éléments récurrents dans ma déco (ou comment faire une déco insolite en dix leçons) :

- Il faut une collection. Qu'elle quelle soit. Cela peut être des appareils photos comme des chevaux à bascules, ou bien des tonnes de bocaux, voire des chaussures, enfin, un objet. Car un objet vieux, il peut être soit beau, soit rare, soit sans intérêt, voire même moche, mais ce même objet, s'il est répêté de nombreuses fois, devient intéréssant, il symbolise votre passion, votre dévouement à sa recherche, votre bizarrerie, voire votre mauvais goût notoire. Il devient une séquence, un rythme pour l'oeil. Et le rythme, c'est très important en déco. La seule collection que je ne cautionne pas, ce sont les poupées en porcelaine. Je trouve ça vaguement inquiétant, et entrer dans une pièce remplie de poupées me met franchement mal à l'aise, et je parle en connaissance de cause (imaginez 150 paires d'yeux qui vous fixent de manière vide et vaguement carnassière...Non, je n'ai pas été traumatisée par Chucky.)

- Une astuce très simple pour créer un rythme intéréssant, en même temps que susciter l'insolite : les globes et les bocaux. De différents tailles, formes, et remplis de choses que l'on ne s'attendrait pas y voir. Des fleurs, ou bien des squelettes, des oiseaux, des insectes, des yeux de poupées...Cela suscite toujours la curiosité et ça met tout de suite une ambiance. Sous mes globes, j'adore mettre des chaussures anciennes, ou des oiseaux (des faux, on en trouve de beaux aujourd'hui), ou encore mieux, des cristaux et minéraux, je suis en pleine période quartz (allez voir le tumblr Bijoux et Minéraux, c'est sublime). Et comme j'adore les cuisines de "sorcières", je remplis des bocaux avec des liquides bizarres, ou des faux yeux ou doigts, que je disperse au milieu de bocaux contenant de vrais aliments...Morbide ? Non, pas du tout, mais je n'aime pas l'idée que ma déco ne serve qu'aux pièces principales d'habitation, et on oublie souvent de décorer sa cuisine.

-Chez moi, il y a donc : une collection d'appareils de vision, des vieilles chaussures (toutes noires, cela crée une unité, et bien alignées devant un mur bien peint, ça fait son ptit effet), de faux oiseaux, des globes, une vieille machine à écrire, et quelques autres vieux objets, comme de vieux albums photos, un vieux sac de médecin...Et pas plus. Le reste, ce sont des oeuvres d'art. Je suis collectionneuse débutante, et je collectionne principalement tous types de peintures ou sculptures étant bizarres ou insolites, en tout cas, pas conventionelle. Beaucoup de lowbrow donc, et aussi des artistes français peu connus. Je mélange aussi avec des choses très modernes, urbaines, en noir et blanc...

Si j'achète en brocante, j'achète aussi en neuf. Mon meilleur pourvoyeur est Maisons du Monde. On y trouve du bon comme du moins bon, voire du franchement kitsch, mais j'y trouve quand même certaines choses :

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J'y trouve aussi des statues, genre un peuparticulier, aujourd'hui on en trouve plutôt dans les déco de type gustavienne (que je n'aime pas) ou bien shabby chic (que je déteste). Mais j'ai un faible pour les bustes antiques et les lions en pierre, surtout gris foncés (le gris foncé donne une allure graphique à tout, comme le noir). Et en plus, ils sont parfaits pour présenter des bijoux ou chapeaux. N'hésitez pas à les habiller...130509_1

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 Bon, certes la qualité est moindre, mais quand on n'a pas un revenu suffisant pour acheter de très belles pièces, on se contente de rêver en bavant devant les trésors de Objet de Curiosité :

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Il y a des objets qui tiennent de l'obsession chez moi, outre les appareils de vision et les chaussures. Par exemple, les miroirs sorcière. Je ne sais pas pourquoi mais cet objet me fascine! Avant, il était difficile d'en trouver, aujourd'hui, il est facile de trouver un miroir sorcière à un prix correct...

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 L'idée de Terra Rosa est assez brillante : un miroir sorcière sans cadre, c'est assez bien vu, c'est à la fois sobre, design, moderne et épuré mais le miroir conserve néanmoins son côté étrange. J'adhère. Mais j'aime aussi d'autres types de miroirs :jake_phillipsMiroir_BABAYAGA_WEB

 

 

 Le premier est de Jake Phillips et le deuxième, du génial Michel Haillard...

Donc, tout cela, c'était pour la partie "style ancien"...Mais j'ai dit que j'aimais aussi les créateurs et designers actuels, donc, voici quelques exemples d'objets s'intégrant parfaitement dans une déco dite "étrange-bizarre-curieuse" :
brenda_houstonchristian_maas

De haut en bas :

- Brenda Houston

- Christian Maas

- site internet Klevering

- Laura Zindel

- Goody Grams

- site internet Klevering

- Mathieu Lehanneur (le cerveau existe également, c'est un tapis)

- Unknown, mais cela se trouve facilement sur etsy

- Sebastian Brajkovic

- Sture Pallarp

- site internet Voilas Gallery (j'adore ce côté irrésistiblement "la Belle et la Bête")

- Nervous System Design

- Mark Beam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2013

Cette taille était prise (c'est le mot, tant elle était lacée !)...Barbey d'Aurevilly, Le Rideau Cramoisi

Me voici revenue de Parsi, où j'ai passé deux jours pour faire museés, expos et magasins. Juste deux jours ? Eh oui, je ne suis pas Crésus, et je prends toujours une chambre dans le deuxième, ce qui implique un certain prix.

Orsay est définitivement mon musée chéri, bien qu'un rien labyrinthique. Mais quand on connaît bien, on s'habitue. J'ai toujours rêvé de rencontrer l'homme de ma vie dans un musée, dans un cinéma, un théâtre, une galerie, une rue...Bref, on bascule dans le sirupeux, revenons à nos moutons.

Fashioning Fashion m'a fait pousser des cris de souris admiratives à chaque costume. Les groupes de touristes ont dû penser que j'étais totalement folle. Mais j'avoue que je n'ai pu retenir des ahhh, ou bien des ohhhh, devant certaines choses. dis comme ça, c'est très orgasmique, mais en fait, c'est peut-être réellement ce que j'éprouvais : imaginer que ces vêtements aient appartenus à des personnes qui les ont habités me fait toujours de l'effet.

Les points positifs sont :

Plusieures époques, avec un très bon aperçu des tendances et de l'évolution des silhouettes.

Le mélange féminin / masculin (les hommes du 18ème étaient franchement mal fichus je trouve...Et ce costume trois pièces, quelle classe !).

Ll'ensemble fétichiste, qui m'a arraché un cri tellement il est rare d'en voir.

Les sous-vêtements à côté des vêtements, ce qui permet aux néophytes de se rendre compte du temps qu'il fallait aux bourgeoises et nobles pour se vêtir, même aidées.

Les points négatifs sont :

Les miroirs ne sont pas judicieusement placés : bon nombre de gens s'y sont cognés, moi y compris ! Ils sont là pour faire croire qu'il y a plus de costumes qu'en vrai, mais on se croirait dans le palais des glaces d'une fête forraine. Par contre, certains costumes auraient mérités des miroirs derrière eux, pour que l'on puisse admirer leurs dos...

Aucune mise en scène, comme souvent dans des expos de costumes, ce que j'ai toujours trouvé fort dommage : conservateurs français, ceci est un appel suppliant, faites appel à des spécialistes de la mise en scène, par pitiè! Cela évitera de voir juste un mannequin sans visage devant un fond uni...Honnêtement, avec quelques accessoires judicieusement choisis, on peut faire une petite mise en scène plus agréable à voir.

J'ai trouvé le début du XXème siècle un peu pauvre. Les costumes présentées sont magnifiques, mais pas assez nombreux je trouve (enfin, mon opinion ne compte peut-être pas, je n'en vois jamais assez!).

Pour rester dans le costume d'époque, voilà les photos des détails de mon ensemble 1890...Le mannequin sur lequel il est posé date de 1910, donc, je ne peux pas fermé le haut. Il faudrait que je le photographie à plat, fermé, pour vous donner une idée de la petitesse de la taille de sa propriétaire.

J'aimerais rectifier quelque chose à propos de mon amour du costume d'époque, et principalement des sous-vêtements. J'ai en effet reçu un e-mail émanant d'un homme qui était visiblement un fétichiste des corsets. Je ne suis aucunement fétichiste et en aucun cas passéiste. Le corset et plus largement l'histoire des sous-vêtements me fascine et m'intérésse en tant que révélateur d'une certaine société et d'une certaine classe de population. Je ne cautionne pas le fait de réduire outrageusement sa taille pour faire plaisir aux hommes. Quand on le fait pour soi, pour une raison inhérente à son propre désir, c'est autre chose. Mais au 19ème siècle, que je connaît bien, l'apparence des femmes étaient bien souvent dictée par le désir des hommes, qui ont toujours apréciés de voir des tailles fines, voires très fines. Le désir des hommes a pendant longtemps dicté la vie des femmes, ce qui est simplement honteux. Il est difficile d'imaginer aujourd'hui le scandale provoqué par le retrait des corsets, des froufrous, des rubans, des dentelles, et de ce entravait la marche des femmes. La femme devrait être en mesure de s'habiller comme elle le souhaite. or, au 19ème siècle, la plupart des bourgeoises et des femmes se pliait aux désirs de leurs maris, et aussi de la mode. Elles étaient des accessoires au même titre que la potiche du salon. C'est triste à dire mais c'est ainsi. Même des femmes animées par des esprits libres étaient contraintes dans des corsets, jupons par 3, crinoline et tournure. Bref.

Mon credo est et sera toujours : "un esprit libre dans un corps libre". Je ne porte jamais de corsets, j'ai laissé tomber il y a longtemps les bas, gaines, porte-jarretelles. Je n'en porte que pour des séances photos. Et j'ai horreur des soutien-gorges tricheurs. Rien de tel pour que votre homme s'écrie, lors de l'instant décisif (à savoir l'ouverture du soutien-gorge) "y a tromperie sur la marchandise". Je caricature bien sûr, mais c'est un peu ça. Je ne triche jamais avec mon corps, je n'essaie pas de le faire paraître beaucoup plus mince ou plus gros. Je suis consciente de mes qualités et aussi de mes défauts, et je fais avec. Je m'habille de manière à être libre. Libre de m'asseoir où bon me semble, libre de pouvoir courir, ou marcher des kilomètres (oui, même en talon, c'est possible). Je triche juste sur ma taille : pas de talons en-dessous de 7, ou bien du très plat genre spartiates pour l'été. Je ne me sens sexy que lorsque je me sens bien et à l'aise, et pour, ça passe par une taille libre et un pantalon.

THE tenue, pour moi, c'est : pantalon étroit, un peu court (la toile enduite fait des merveilles, ou mieux, un beau cuir, c'est le pied), chemise / blouse / top loose et très souple blousant dans le pantalon, veste noire (classique, bien taillée, impeccable, ou en cuir), talons hauts mais pas d'escarpins plutôt des boots ou des plate-formes richelieu à la limite, un sac en cuir noir. Et des bijoux, aussi, parce que j'en raffole et que pour moi c'est indispensable. Je rajoute une écharpe "style ciel nuageux avec orage à l'horizon". Et je suis prête, je me sens sexy, et c'est tout.

L'été, c'est forcément robe. Noire, souple, parfaite. J'ai la chance d'avoir un dos long assez musclé et sans boutons, donc j'aime bien le montrer, logique. Pour moi, les décolletés dos sont parmi les plus belles inventions de la mode. Rares sont les hommes qui y résistent...Je choisis toujours des robes qui ont l'air suspensdues à un fil : il faut qu'elles donnent l'impression que si vous tirez sur un noeud pour le défaire, la robe tombe d'elle-même. Et ça, c'est très sexy. Si vous avez la chance de ne pas avoir trop de poitrine, vous pouvez en plus vous passez de soutien-gorges, ce qui est agréable l'été, surtout avec un beau dos nu : j'ai horreur de voir une barre au milieu du dos alors que la robe n'a aucun lien dans ce dos...

Bon. On arrête là les considérations esthétiques.

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20 mars 2013

Cléo, Liane, Caroline, Emilienne et les autres...

ça y est, elles sont faites et retouchées ! Les photographies de ce fabuleux ensemble 1890 (environ), qui est une pure merveille. Alors, j'ai dû tricher : j'ai 20 cm de trop au niveau du dos et de la taille pour pouvoir fermer le haut. Donc, il ne rend pas tout à fait comme il le devrait, et n'ayant pas de corset de l'époque... J'ai fait avec.

Quelques renseignements sur cet ensemble : il a été réalisé par Mme V. Teuly, à Toulouse. Il est en laine, satin, soie et velours. Ce n'est pas un ensemble de très grande qualité, car la soie intérieure, de la doublure, a été chargée pour mieux tenir en place (on ne charge pas autant des soies de première qualité, plus épaisses et résistantes) et résister au temps. La charge utilisée, si elle donne une bonne résistance à la soie dans le moment présent, avec le temps, dégrade gravement les tissus : c'est ce qui fait que sur d'anciens costumes, la doublure s'effrite et s'émiette comme du papier. Dans le cas de cet ensemble, la soie tombe en miette au jiveau des aisselles et du col, là où le frottement est le plus intense. Le col montant, en dentelle, est amovible, pour faciliter le nettoyage (je l'ai d'ailleurs lavé, car il était presque noir de crasse au niveau du cou...Charmant!).

J'ai délibérément fait des photos en noir et blanc. D'abord parce que je préfère faire du noir et blanc, et ensuite, parce que le costume, étant noir et crème, s'y prêtait. J'ai poussé la luminosité et le contraste pour dégager les détails... Mais, les détails intérieurs du costume feront l'obejt d'autres photos et d'un autre post.

En ce qui concerne les inspirations, j'ai plutôt cherché à mettre en scène l'ensemble, sans chercher à être dans le véritable historique (il m'aurait fallu un superbe chapeau, et enfiler mes gants 1900 siiiiiiiiiii étroits que je dois les talquer à mort, et un vrai corset, une fourrure...). Je cherchais les poses qui pourront évoquer un personnage... J'aime me déguiser, j'ai toujours aimé. J'aime rentrer dans la peau d'un personnage, et cela passe par le costume. Rien qu'en ayant cet ensemble sur le dos, ma manière de bouger et d'être, de poser, changeait de manière assez radicale. Ici, j'ai imaginé une femme engoncée dans un costume très lourd, qui peine à bouger, mais en contre-partie, ce costume lui donne des mouvements lents d'une grâce infinie...

Je n'ai pas pu résister également à faire des photos de l'ensemble (ou plutôt du haut), porté de manière actuelle, un peu rock 'n' roll...

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 Les bottines sont un vieux modèle André, et le parapluie est ancien.

Version moderne :

Je porte un pantalon Zara, le haut de l'ensemble 1890, un soutien-gorge Princesse Tam-Tam.

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 Inspirations :

- Albert Taublet, Sur la plage

- Joseph Rodefer de Camp, The fur jacket

- 1906

- Cléo de Mérode

- Lillie Langtry

- Paul Helleu, Mme Helleu en robe blanche

- Georges de Feuré

- James Tissot

- Ivan Kramskoy

- Vittorio Matteo Corcos

- David Bellemere

- Merritt Chase

- Sidney Starr

- seventies

- Sissi

- Jean Béraud

- Van Dongen

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13 mars 2013

Parmi tous ces fronts chargés de diadèmes ou de fleurs, il avait aperçu le front nud et pur d'Hermangarde..." Barbey d'Aurevilly

Demain, séance photo avec le fameux ensemble 1890... Aujourd'hui, captures d'écran.

Mes passions sont l'histoire de l'art et l'histoire du costume et de la mode (jaoillerie y compris). En outre, j'adore le cinéma, principalement fantastique, fantasy, et notamment sombre. En tous les cas, il faut que j'y trouve une esthétique particulière. Et souvent, elle est assez sombre. Je suis une fan du travail de David Fincher par exemple, qui n'est pas vraiment fantastique, ni fantasy. Mais sombre, oui, d'un genre particulier, et avec une esthétique reconnaissable entre mille. Parmi mes films favoris, il y a autant le Seigneur des Anneaux que les derniers Batman, Inception ou Prometheus. Et dans quasiment tous mes films favoris, mes passages préférés sont parmi les plus sombres. Et les personnages auquels je m'intérèsse le plus souvent, sont les plus sombres. Ceux qui doutent, qui sont mauvais (avec ou sans raison), qui se trompent, font preuve d'orgueil, de lâcheté, sombrent dans la folie...Qui sont humains, en fait, ce qui est plutôt sain je pense. Je préfère toujours le méchant, et j'adore décortiquer ce genre de personnage. Pour certains, je peux même en parler pendant des heures. Pourquoi agissent-ils ainsi, qu'est-ce qui les poussent, pourquoi sont-ils méchants ? (il y en a aussi qui sont juste mauvais sans raison, ce qui est souvent hallucinant : le Joker par exemple, les méchants des James Bond, etc.)... Il y a des acteurs qui incarnent à merveille ce type de personnage, et ils sont principalement anglais, curieusement (bon, il y a aussi quelques américains, et des français).

L'Angleterre, ce qui m'amène à mon post d'aujourd'hui : l'un de mes principaux centres d'intérêts. Si j'ai des passions générales, il y a des thèmes particuliers qui me tiennent à coeur. L'Angleterre victorienne en fait partie. Je l'ai découverte à ma première lecture du Dracula de Bram Stoker. C'est un peu le livre qui résume assez bien l'ambiance qui régnait alors, c'est d'ailleurs pour cette principale raison qu'il fit grand scandale. Piquée par la curiosité de cette société si ambivalente, je me suis mise à lire tous les livres y ayant trait, et bien sûr tous les auteurs de cette époque. Bram Stoker, Oscar Wilde, et surtout, surtout la Famille Brontë sont mes favoris. Le vainqueur toute catégorie, en terme de livre, est pour moi Les Hauts de Hurlevent, que je relis au moins une fois par an...Et mon rêve serait d'aller voir cette fabuleuse région que décrit si bien Emily...Le fait d'être normande et bretonne fait peut-être résonner plus en moi cette fibre nerveuse propre aux gens nés au nord et en qui coule cette amour de la terre. Ces paysages faits de landes immenses, désertiques et comme désertées de toute vie , entourées de marécages trompeurs, d'arbres fourdroyés, de bruyères...Et ces couleurs si particulières. Pour moi, il n'y rien de mieux que se promener sur une lande comme celle-là, comme je la connais bien, quand le vent souffle fort et que le temps est à l'orage....Je me relis : bon, je vais arrêter d'être lyrique. Bref, vous avez compris (ou pas), de quoi je parle.

Et parmi les auteurs de l'Angleterre victorienne, il y a bien sûr Arthur Conan Doyle... Et son indémodable Sherlock Holmes. C'est sans doute l'un de mes personnages de fiction favoris. Il est exécrable mais sa puissance est telle que l'on ne peut s'empêcher de l'admirer. Et non dépourvu d'un certain humour, so british. (Faut-il préciser que j'adore l'humour anglais...). Je regarde passionnément chaque version de Sherlock Holmes qui passe sous mes yeux. (C'est un peu la faute de mes parents aussi). Et j'ai adoré la dernière en date, très moderne, et très bien interprétée en plus. Par contre la version américaine (en série), me fait déjà peur...Gloups, Watson is a girl. What ??? On m'aurais menti ?

Mis à part Benedict, le meilleur interprête de ce cher Sherlock fut bien sûr Jeremy Brett. J'ai vu tous les épisodes de la série au moins dix fois environ. J'ai une nette préférence pour Le Pied du Diable, et pour les 4 téléfilms, qui sont magistraux. Mon favori reste le Vampire de Lamberley. Ambiance sombre et malsaine à souhait! Voici donc quelques captures d'écran, histoire de vous faire une idée, et j'espère que cela vous donnera peut-être l'envie de le voir...Ai-je besoin de préciser que les costumes et les décors sont magnifiques ?

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05 mars 2013

L'homme est celui qui désire, la femme, celle qui est désirée. Une situation à l'avantage de la femme...

1_copie3_copie5_copie6_copie7_copie9_copie10_copie13_copie14_copie15_copie16_copie17_copieVoici donc le post sur Vénus.

Lingerie Darjeeling, Etam et Monoprix, bas Arsoie

 

 Vénus, tout le monde l'a connaît. Déesse romaine de l'amour, de la beauté et de la séduction, elle est une figure traversant les âges et transcendant les modes, et existe encore aujourd'hui dans l'imaginaire collectif.

La première raison de cette acharnement à survivre aux modes et aux âges est que la figure de Vénus, ou plutôt, d'une divinité belle et séductrice, existe dans pratiquement toutes les mythologies / religions. Même chez les chrétiens, il existe une Vénus. Bien sûr, elle change de forme, de nom et de visage, mais ses caractéristiques principales sont là.

Vénus, c'est la beauté : phénomène on ne peut plus universel, et vénérée par toutes les civilisations, qu'elle que soit le type de beauté. Universel, donc.

Vénus, c'est l'amour : c'est l'inspiration de l'amour, et non l'amour lui-même, c'est la capacité à susciter l'amour chez quelqu'un, c'est le bien-être ressenti face à se sentiment, mais c'est aussi ses mauvais côtés (l'amour pouvant conduire à la jalousie, au meurtre, à la folie). Universel aussi, donc.

Vénus, c'est la séduction : a femme trouvera l'homme le moins apte à être séduit par elle, et elle le séduira quand même, parce que Vénus est aussi la beauté et l'amour. La séduction, ce sont les ruses multiples des femmes pour arriver à prendre un homme dans leurs filets, la séduction, c'est arriver à prouver à l'homme choisi que vous êtes la plus belle femme du monde et que vous méritez son amour parce que vous êtes la femme dont il a toujours rêvé. Et vous l'êtes, vraiment. Universel, donc.

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Titien, La Vénus au Miroir

 

 

 

 

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Titien, La Vénus d'Urbin

 

 

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Velasquez, La Vénus au Miroir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bouguereau, La Naissance de Vénus (qui fut méprisée pour l'inconsistance de sa chair)

 

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Cabanel, La Naissance de Vénus

 

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Eliza Gilbert, plus connu sous le sulfureux nom de Lola Montez, croqueuse d'homme notoire. peinture de George Dury (1848), d'après une toile de Joseph Stieler, 1847)

 

 

Il n'est donc pas étonnant que Vénus ai traversé les siècles pour en arriver au XXème.  Le qualificatif même de "vénus" désigne, et a toujours désigné, une femme belle, séductrice. Surtout séductrice. Et donc, forcément, fatale. La déesse elle-même réunit tous les attributs habituellement donnés à la femme fatale : elle est belle bien sûr, elle sait comment séduire un homme, et elle aime séduire un homme pour le perdre et le rendre fou. C'est une maîtresse, une femme seule et heureuse de l'être, une femme fascinante mais très dangereuse. C'est aussi la femme de la tromperie : la déesse est mariée, mais ne se gêne surtout pas pour aller voir dans d'autres lits ce qui s'y trouve, elle aura même des enfants de ses adultères. Diable ! On comprend vite pourquoi les chrétiens, apercevant, dans les différentes croyances païennes qu'ils rencontrèrent sur leur passage, les dangers de vénérer des femmes de cette sorte, diaboliseront ce type de femme, en feront des succubes, des sorcières, bref...Des femmes dangereuses. Fatales. Vénus, c'est la femme qui fait peur mais dont on aime avoir peur, en secret, parce que, dans le fond, on l'aime. Elle nous rassure en nous sussurant à l'oreille "tu peux tout te permettre, parce que non, ce n'est pas de ta faute, c'est toujours de ma faute, c'est moi la fatale, pas toi, toi tu es très normale à côté de moi, tu es même un véritable ange"...

Au fil des siècles, bon nombre de courtisanes / maîtresses / amantes / muses (voire tout cela à la fois), hériteront du qualificatif de "véritable vénus".

Ces femmes auront toutes quelque chose en commun : elles sont belles, fatales, dangereuses. Elles revêtiront donc les atours qui sied à ces qualificatifs : ce sera du noir, ou du rouge, mais surtout du noir. Le noir est, dans l'inconscient collectif judéo-chrétien, la couleur de la nuit, c'est donc la couleur du mystère, du trouble, du danger... Et donc, fatalement, de l'érotisme. Jusqu'à récemment, les sous-vêtements noirs étaient réservés aux dames de mauvaises vies, la femme de bonne vie se devant d'être en blanc, couleur de la pureté... Mais alors, si l'on sait que la majorité des hommes préfèrent les sous-vêtements noirs, on peut se demander, qui, de la femme ou de la maîtresse (les maîtresses sont souvent diaboliques par rapport à la femme légitime), exerce sur le mari, ce bel imbécile, une si douce influence ? Pour le XIXème siècle, nous avons la réponse : il valait mieux être la maîtresse d'un homme riche et puissant plutôt que sa femme : la maîtresse est bien souvent beaucoup plus comblée de cadeaux... Et la faute à qui ? Au sexe bien sûr... Car mettez deux images face à un homme, avec la même femme, sur une image, portant des sous-vêtements blancs, et sur l'autre, des sous-vêtements noirs. Demandez-lui laquelle serait la plus apte à la satisfaire sexuellement (vous n'êtes pas obligé de tourner la phrase comme ça). Il choisira sûrement les sous-vêtements noirs...

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Bordello, Vee Speers

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Jean-Loup Sieff, grand photographe amoureux des femmes... Et de lingerie, surtout noire!

 

 

 

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Le Noir et le Blanc, le Mal et le Bien, le Mystère et le Pur... Photographie de Frédéric Germond pour le livre Looks, hommage aux MUA.

 

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Charlotte Rampling, qui ferait une superbe Vénus à la Fourrure

 

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Dita, of course...

Vénus s'incarne souvent en chaque femme un peu coquette. Pour le jour, comme elle travaille, elle choisira de la lingrie ou des vêtements, jolis, qui lui vont, mais qui ont un certain côté pratique. Mais si elle sort le soir et qu'elle rencontre un homme, elle voudra forcément paraître sublime, elle choisira donc de la lingerie beaucoup plus coquines, et une tenue qui la met vraiment en valeur. Beaucoup de femmes optent pour le noir, pour le soir. Ce n'est pas un choix anodin, car la femme, la vénus, sait instinctivement que le noir est la couleur qui lui conférera ce côté mystérieux, que, peut-être, elle n'a pas...

Au XXème siècle, Vénus ressurgira fortement, accompagnée de connotations sexuelles notoires :

La femme fatale des films noirs... Qui a oublié les fabuleuses robes noires d'Ava Gardner, Rita Hayworth, Lauren Bacall ? Les bas noirs de Marlene Dietrich ? L'immense col de fourrure de Joan Crawford dans Paid ?

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Le cinéma s'en servira aussi dans des titres très évocateurs : Blonde Vénus (Marlene...), La Vénus des Mers Chaudes (Jane Russell, l'actrice et le titre étant sensés être une promesse d'extisme et d'érotisme)...

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 Elle sera également la star de romans, et surtout, elle sera la figure principale de l'un des livres érotiques les plus marquants du XXème siècle : La Vénus à la Fourrure...

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Le livre de ce cher Léopold sera de nombreuses fois adapté au cinéma, de manière plus ou moins heureuse, et plus ou moins érotique. D'ailleurs, un autre adaptation est en route, de Roman Polanski, avec Mathilde Seigner. Gageons que cela sera bien...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

venusinfur_maartjeseyferth_victornieuwenhuijsLa Venus in furs de Maartje Seyferth et Victor Nieuwenhuijs

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Celle de Massimo Dallamano...

Et celle de Jess Franco

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28 février 2013

Reprise des programmes. Veuillez nous excuser ce léger contretemps.

Le prochain post est assez long à mettre en place, vous excuserez donc mon retard important : j'ai fait une série de photographie illustrant le mythe de Vénus. Et quand je dis mythe, je parle au sens large : antiquité mais aussi cinéma, femme fatale, femme contemporaine, lingerie, pouvoir sur les hommes, etc. Donc, le côté "écrit" est assez long à rédiger, d'autant que j'essaie de doser cet écriture, histoire de ne pas devenir ennuyeuse. J'essaie de faire un texte qui soit un bon compromis entre érudition et trop succint. Ce n'est pas chose aisée. Mais je me suis promis d'écrire mieux sur le blog, et de faire des articles un peu plus construit. Donc je m'y tient, mais ça ralentit un peu le rythme, et j'en suis désolé.

Donc, le prochain, c'est Vénus, une vision générale alliée à ma vision.

Ensuite, je le jure, ce sera Nyx.

Après, je vais profiter du fait qu'il fasse encore froid pour enfiler ma superbe tenue 1890. Une vraie, une pure, magnifique, et je sens que je vais souffrir, mais ce n'est pas grave, il faut absolument que vous la voyiez. Je ne suis pas avare de mes collections ! Par contre, là où il va y avoir un souci, c'est que je ne peux la fermer, même avec un corset et toute la bonne volonté d'une habilleuse (je suis trop large d'épaules, c'est une toute petite carrure...Mais bon, je m'arrangerais. (un conseil ? Une idée ? Je suis preneuse !)

Et encore après, je ferais un "résumé" de ma conférence sur les couleurs (richesse et pauvreté à travers la peinture). Vu que le sujet est dense et touffu, je vais procéder couleur par couleur je pense, ce sera plus simple. Je commencerais par le noir, car c'est sans doute l'histoire la plus intéréssante, chromatiquement parlant, une histoire fascinante pour moi car elle associe le mystique, l'inconscient collectif, le symbolisme, la religion et la noblesse de manière extradordinaire. Je l'aurais bien fait avant Vénus mais je me suis dit que je pourrais, pour illustrer les articles sur les couleurs, faire des sessions photos sur le même thème...En plus des oeuvres d'art. Pour ou contre ? (bon, je tiens à dire que même si c'est contre, je le ferais quand même...Têtu comme une mule je suis)

Petite anecdote : j'ai rencontré par hasard il y a peu une jeune femme, qui, après lecture de mon blog, s'était fait une image de moi beaucoup plus séraphique que je ne le suis...Et bien sûr, elle fut déçue de constater que je ne suis pas éthérée du tout. Je suis désolée pour elle, vraiment.

Ma mère me dit souvent que je suis une sorte de "Carole Lombard en châtain clair". A savoir que Carole Lombard avait l'air, sous sa blondeur platine, d'une femme froide, et fatale, super classe. Alors qu'en réalité, elle avait un sens de l'humour très acéré et qu'elle était capable de jurer comme un charretier, tout en ayant l'air hyper classe. En fait, je suis un peu ça c'est vrai. Pour moi, la classe ou la vulgarité, ce n'est pas ce que vous dites, c'est comment vous le dites. Dita qui dit "Fuck", c'est plus classe que Britney, par exemple. Et pourtant, c'est un seul et même juron.

(c'était le mot de la fin de ce post)

carole10

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21 février 2013

Paintings

Je me suis remise à peindre...JIl m'a fallu de nombreux mois pour analyser ce que je veux vraiment peindre, vers quoi je tends. Après m'être acharnée pendant un temps à essayer d'obtenir un rendu très lisse et pur, très classique, principalement au niveau de la peau, quelque chose de très académique. Et bien, c'est peine perdue. J'ai rendu les armes et fait un gros retour sur moi-même, mes motivations, ce que je voulais vraiment, sans tenir compte de ce que l'on me disait, ou de ce que les autres attendaient de moi... Et j'ai fini par trouver. Je veux peindre des femmes, des jeunes femmes de ma génération, fortes et fragiles, belles et atypiques, avec des bijoux, des tatouages, des piercings, des coupes de cheveux très contemporaines, des vêtements urbains, underground... Parce que je leur ressemble, dans le fond. J'aime le monde dans lequel je vis, avec ses énormes défauts, sa modernité dérangeante, sa non-communication, ses avancées technologiques impressionnantes. Et cette volonté de sortir du lot, de se trouver grâce à des chemins déviants qui passe par l'aspect extérieur. la recherche d'une beauté à la fois naturelle, animale et étrange. Donc, depuis 3 semaines, je peins cela. Et je n'ai jamais peint aussi vite !

De haut en bas :

- Gene, acrylique sur toile, 40 x 40 cm

- Shawna, acrylique sur toile, 40 x 5o cm

- Alba, acrylique sur toile, 40 x 40 cm

- Sequoia, acrylique sur toile, 40 x 50 cm

Toutes les images sont copyright Perséphonis. Si vous voulez les mettre sur votre blog, merci de me demander et de précisez vos sources (mon blog).

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